Cet élan de mots, cette éjaculation de paroles, cette envie rare me viennent tel un chien va à sa gamelle pleine. Déjà, là, cette phrase appelle le rire et la frimousse réjoui du lecteur attentif. Mais là n'est pas mon objectif premier. Je veux juste faire battre le coeur de ce blog qui est le mien, cette vie délirante qui rime beaucoup mieux à l'anglaise... Comment remercier ces quelques personnes qui sont au maximum 3, qui liront ces lignes? Ces personnes, qui, attirées par ce nouvel article vert, ces mots et ces délires, se demandent vers où ils vont avec ce Florent Pochet... Car, oui, Pochet is my last name !! Face de Bouc innonde la vague des jeunes et Skyrock et ses blogs s'effacent, un par un... Mais moi, je "veni, vidi, vici" comme dirait César...
La vie est courte. La vie est moche, triste, injuste, difficile. Mais la vie rest belle quand même. Dire 'sa va' quand sa va pas, c'est tellement beau, c'est tellement normal de vouloir être heureux avec ces gens qui partagent nos journées, nos délires, nos émotions, notre 4 heures !!! Ces personnes qui comptent plus que tout dans notre coeur et qui aident la tête à rester haute. Les problèmes sont partout, différents chez chacun; de gravité et de complexité variable. C'est fou de se dire que ces gens que tu croises dehors, certains font semblant de rire et s'effacent derrière leur sourire. D'autres s'effondrent et étalent leurs vies, leurs problèmes de coeur comme si c'était la fin des haricots et des légumes verts (qu'est-ce qu'on ferait sans eux?). On tient tous un rôle pour l'autre; soit le personnage mystérieux dont on ignore les secrets et les drames... soit l'ami, le conseiller qui aide, soutient, épaule une autre personne qui lui tient à coeur...
J'ai perdu quelque chose... ce quelque chose qui s'exprime et parle de lui-même. Je parle plus. Je me tait. De plus en plus solitaire. De moins en moins terre à terre. Je parle tout seul, je l'avoue, à elle des fois, souvent... Sa m'arrive de voir des choses zarbi dans mes rêves, des signes troublants, des choses qui auraient pu arriver il y a un an, ou bien l'été dernier. Des choses que j'auraient tant voulu pour ressentir ce bonheur immense et égoïste que je ne connais absolument pas. Des fois, je trouve que certains problèmes sont pathétiques et j'en rigole à l'intérieur. Dire qu'une personne traverse les pires moments de sa vie avec son copain(e) ou son ex, c'est hilarant. La personne qui dit çà ne connait pas la vie... pas encore. La personne qui souffre, par contre, sait pourquoi elle souffre et en sait un peu plus sur la vie. Souffrir seul prouve une certaine intelligence. Etendre ses problèmes prouve une envie d'entendre "Oh mon pauvre...". J'aime pas les nombrilistes, j'aime le faire-semblant. On est tous comédien quelque part, on joue à l'illusion parfaite, et le public ne se doute de rien. Jusqu'au retour dans les coulisses où toutes les émotions ressurgissent... Après, il faut tourner l'huile à sa moutarde, se confier aux bonnes personnes qui t'écoutent quoiqu'il arrive. J'aime pas parler de moi, mais en effet, en ce moment, c'est pas la grande forme... (Je sais à qui je le dis vu que ce blog s'oublie) Ceux qui lisent l'article un voire deux mois après, ne vous entez pas concernés...
Je ne me suis pas trompé sur ces 3 personnes, les trois premières à avoir réagi, à écrire un petit mot, c'est bien elles. Alors, à vous 3, je vous remercie, et je vous aime surtout...
P.S. : Rire quand sa va pas bien, c'est comme boire de l'eau quand t'as le hoquet, sa sert à rien mais tu le fais en pensant que sa va t'aider... La phrase qui suit, de mon papi et embleme de notre famille ;) , est très utile pour rire: " Chies dur, chies mou, mais chies dans le trou car la loi puni de mort ceux qui chient sur les bords... "